Un nom présent dans un registre officiel ne garantit pas, à lui seul, que la personne qui vous contacte représente réellement l’entreprise autorisée. Pour limiter les risques, vérifiez l’agrément, l’identité juridique et les coordonnées avant de transmettre des données ou de verser de l’argent.
Le bon contrôle dépend du service proposé : banque, conseil en investissement, assurance, crypto-actifs ou financement participatif ne relèvent pas toujours du même registre. Ces repères permettent de choisir la source adaptée et de comprendre ce qu’une inscription prouve réellement.
A retenir :
- Contrôle du nom légal, du domaine et du numéro d’enregistrement
- Registre adapté au service financier réellement proposé
- Vérification complémentaire des alertes et listes noires publiques
- Preuve d’autorisation vérifiée avant tout transfert d’argent
Quel registre officiel consulter pour vérifier un agrément ?
Une fois le type d’offre identifié, la première étape consiste à choisir l’autorité compétente et le registre correspondant. Une recherche au mauvais endroit peut donner une impression de sécurité sans établir la conformité réglementaire de l’activité proposée.
Regafi, Orias et GECO : des rôles différents
Pour les banques, courtiers et entreprises fournissant des services d’investissement, Regafi recense les prestataires autorisés à exercer en France. Selon Service Public, le nom à rechercher est celui de la société qui exploite le site, souvent indiqué dans ses mentions légales, et non nécessairement sa marque commerciale.
Un conseiller en investissements financiers doit être recherché dans le registre de l’Orias, où la mention « INSCRIT » confirme son inscription pour l’activité concernée. Pour un fonds ou une Sicav, la base GECO de l’AMF permet de retrouver le produit et sa société de gestion.
Selon l’AMF, vérifier l’autorisation de l’interlocuteur constitue une première étape, mais ne remplace pas l’examen du produit proposé. Le registre confirme un statut administratif précis, pas la pertinence d’un placement ni l’absence de risque.
Registres utiles selon l’activité :
- Regafi pour les prestataires bancaires, financiers et de paiement
- Orias pour les intermédiaires et conseillers concernés
- GECO pour les organismes de placement collectif
- Listes de l’AMF pour les plateformes et alertes publiques
| Offre examinée | Registre ou vérification | Élément à contrôler |
|---|---|---|
| Service bancaire ou d’investissement | Regafi | Raison sociale et activité autorisée |
| Conseil en investissement financier | Orias | Inscription correspondant au conseiller |
| Fonds ou Sicav | GECO | Nom du produit et société de gestion |
| Crypto-actifs | Liste blanche de l’AMF ou registre européen pertinent | Autorisation de fournir le service en France |
Comparer le statut affiché à l’activité réelle
Ce choix du registre n’est utile que si l’activité déclarée correspond à l’offre reçue. Selon Service Public, une plateforme de financement participatif proposant des titres ou des prêts avec contrepartie doit relever du statut européen PSFP, tandis que certains prêts sans contrepartie relèvent du statut IFP et de l’Orias.
Pour un investisseur, cette distinction évite de confondre une simple inscription commerciale avec une autorisation réglementaire. Le tableau permet d’orienter la recherche, mais la vérification de l’identité du contact reste indispensable.
Comment vérifier l’identité d’un acteur agréé ?
Après avoir trouvé le registre pertinent, il faut confronter les informations officielles à celles du site ou de la personne qui vous sollicite. Cette vérification administrative réduit notamment le risque d’usurpation d’identité, même lorsqu’un acteur réel apparaît bien dans l’annuaire.
Rechercher la raison sociale et le numéro d’enregistrement
Sur Regafi, commencez par saisir la raison sociale exacte, accessible dans les mentions légales ou les coordonnées du site. Un numéro d’enregistrement, tel qu’un code CIB lorsqu’il est disponible, peut affiner la recherche et aider à distinguer des établissements aux noms proches.
Comparez ensuite le statut juridique, l’adresse, le domaine internet et les coordonnées avec ceux publiés par le registre. Une différence minime dans une adresse web ou une lettre ajoutée au nom peut signaler un site imitateur, sans que l’entreprise usurpée soit impliquée.
Points à faire correspondre :
- Raison sociale figurant dans le registre et les mentions légales
- Adresse du site et coordonnées de l’établissement autorisé
- Activité déclarée et service réellement proposé
- Nom du conseiller et inscription visible dans l’Orias
Demander une preuve d’autorisation sans se fier aux apparences
Un acteur légitime peut fournir les références permettant de contrôler son habilitation, mais un document transmis par courriel ne suffit pas à prouver son authenticité. Recherchez vous-même l’entreprise dans la base publique, puis contactez-la au moyen des coordonnées indépendamment retrouvées.
Un démarcheur bancaire ou financier doit présenter une carte de démarchage et préciser pour quelle entité il agit. Vérifiez ces éléments auprès de cette entité, plutôt qu’en rappelant uniquement le numéro fourni par l’interlocuteur.
Contrôles avant tout engagement :
- Consultation directe du registre officiel compétent
- Comparaison des coordonnées avec une source indépendante
- Vérification de la carte et du mandat du démarcheur
- Refus de tout paiement précipité ou pression inhabituelle
| Information reçue | Contrôle conseillé | Signal d’alerte |
|---|---|---|
| Nom d’une société autorisée | Comparer la raison sociale exacte | Nom presque identique ou marque seule |
| Adresse internet | Vérifier le domaine officiel | Ajout, retrait ou remplacement d’une lettre |
| Document d’agrément | Confirmer les références dans le registre | Document impossible à retrouver en source publique |
| Contact téléphonique | Appeler le numéro publié indépendamment | Numéro imposé par le démarcheur |
Quand les références et les coordonnées concordent, le contrôle gagne en fiabilité, sans garantir pour autant un rendement ou une certification de qualité du placement. Les alertes publiques et les caractéristiques du produit restent à examiner avant toute décision.
Quelles vérifications complémentaires avant d’investir ?
Une identité confirmée ne répond pas à toutes les questions : le produit lui-même peut présenter des risques, et certaines offres circulent en dehors des circuits autorisés. La prudence consiste donc à examiner les avertissements publics et la nature exacte de l’investissement.
Consulter les listes d’alerte et contrôler le produit
L’AMF publie des listes noires concernant des sites non autorisés ou non enregistrés, ainsi qu’une liste blanche des prestataires de services sur crypto-actifs autorisés à proposer leurs services en France. L’absence d’un nom dans une liste noire ne constitue toutefois pas une preuve d’autorisation.
Pour un fonds, recherchez aussi son nom dans GECO et vérifiez que la société de gestion correspond à celle présentée. Pour une plateforme de financement participatif, contrôlez le statut applicable à la forme de financement, car les règles diffèrent selon qu’il s’agit de titres ou de prêts.
Selon Service Public, les intermédiaires non agréés peuvent solliciter des particuliers et présenter des offres séduisantes. Une promesse de rendement, une urgence à payer ou une demande de données sensibles justifient une pause et un contrôle indépendant.
Interpréter correctement une inscription
Un acteur agréé est autorisé pour des activités définies ; son inscription ne valide pas chaque offre commerciale ni ne supprime le risque de perte. Le registre constitue une preuve d’autorisation à confronter au service concret, à l’identité du vendeur et aux documents du produit.
La certification d’un document, lorsqu’elle est évoquée, ne remplace pas cette recherche indépendante auprès du régulateur. Avant de transmettre une pièce d’identité ou d’effectuer un virement, gardez une trace des vérifications et demandez des explications sur tout écart constaté.
Sources : Direction de l’information légale et administrative, « Vérifier une autorisation », Service Public, vérifié le 16 juillet 2026 ; Autorité des marchés financiers, « Vérifier une autorisation », AMF.