Face à la multiplication des labels apposés sur les produits financiers et industriels, distinguer les certifications exigeantes des simples arguments marketing devient une compétence essentielle pour l’investisseur comme pour le consommateur.
Des cahiers des charges très inégaux
Certains labels reposent sur un audit indépendant régulier et des critères d’exclusion stricts, tandis que d’autres se limitent à une auto-déclaration de l’entreprise, sans vérification externe systématique. Cette hétérogénéité explique pourquoi la présence d’un label ne suffit pas, à elle seule, à garantir la robustesse d’une démarche durable.
Vérifier la gouvernance du label lui-même
Un critère souvent négligé consiste à examiner qui délivre le label : un organisme public ou une structure indépendante financée par les cotisations des entreprises labellisées n’offre pas les mêmes garanties d’impartialité. Ce niveau de vigilance, encore peu répandu, gagne progressivement du terrain chez les investisseurs les plus avertis.